Le projet de fer de Belinga rappelle qu’un gisement ne devient une industrie qu’avec des infrastructures, des compétences et une vision de long terme.

Le projet de fer de Belinga occupe une place particulière dans les discussions sur l’avenir minier du Gabon. Sa localisation et son ampleur posent une question centrale : comment relier durablement la mine aux infrastructures de transport, aux ports et aux marchés ?

Les informations publiées dans la presse gabonaise ont fait état d’investissements consacrés aux premières phases du projet et d’une ambition de développer une production à grande échelle. Ces données doivent être suivies au fil des études, des autorisations et des décisions d’investissement.

Le futur corridor minier ne doit pas être considéré comme une simple voie d’évacuation. Il peut devenir un actif structurant pour les territoires traversés, à condition d’intégrer les besoins des populations, la protection des milieux naturels, la maintenance et la possibilité de développer d’autres activités économiques.

L’UMIGA considère que les grands projets miniers doivent s’accompagner d’une information claire sur les étapes, les responsabilités, les emplois et les mécanismes de suivi environnemental et social.

Source : Le Nouveau Gabon, dossier Belinga.